pop art noir

Pop Art Noir

Le sombre qui pope de Did MORERES

Gestation dans l’obscurité

Pop Art Noir: Quelles sont les lois naturelles de toute création ? Sont-elles universelles ? La création et la nature, n’ont elles pas l’essentiel en commun ? #hashtag en avant première.

Collection #hashtag

C’est au printemps dernier – 2019 – que Did Moreres semble préoccupé, inquiet presque, de la déferlante de sculptures issues de moulage, numérotées à gogo, ou à volonté… Sur le marché de l’art se présentent à la louche et au kilo, toutes les figures-ines, branchées, indémodables, de notre enfance.

Eveil dans la luminosité

Chaque artiste ornemente son prototype à l’effigie de son savoir-faire. Prenant de la hauteur, fouillant dans son mental réveillé, Did se demande comment participer à ce monde qui marche sur la tête ou au ras des pâquerettes. Les prix de vente sont faramineux. On ne parle plus d’art mais bien du marché.

Langue de bois

Cette graine était semée de longue date dans son esprit, il avait à présent envie de lui donner libre cours vers une œuvre d’avance controversée. Pleins feux sur l’Univers Langue de bois.

Écrin baroque

Que nous propose ce cadre ? Liberté, profusion, abondance. À l’origine plutôt péjoratif, le mot baroque sous-entendait bizarrerie, excentricité. Ici, il surprend par son caractère pour le moins inattendu. Notre artiste adore l’ornement : feuille d’acanthe, ogives, frontons, gargouille… et excelle de longue date à les peindre en trompe l’œil.

Langage de bois

Dire que la galerie Artiane défend le non-cadre qui laisse respirer l’œuvre, ou à défaut la boxe US qui accueille sans mordre le tableau, c’est remarquer que l’œuvre fait la loi quand elle est un tout.

Reflet d’un tandem

Aller à la rencontre de cet homme n’est pas démarche facile. En apparence éminemment jovial, toujours fêtard, affable, rieur, aimable oh combien, alors me diriez-vous, cela a l’air plutôt bien parti ? Pas d’ombre au tableau ? Oui, Did est un personnage tendre aux bras ouverts. Sachez qu’il se réservera pour sa compagne d’une vie avant tout. Sa bulle, son repli, son grand amour pleine mesure. Sa complice sans pareille !

L’homme des bois

Did c’est un couple, un duo, un tandem. Inséparable. Pas de duplicité à relever pour autant. Au centre de cet être entier se niche un marginal, plein coeur sur sa vie, pleines mains sur son bonheur, pleins pieds dans sa forêt. La forêt, on le surnomme “l’homme des bois”, est son espace, son inspiration, sa respiration, ses méditations. Sa solitude peut-être ? Celle où les souffrances s’exercent sur son âme d’artiste, celle où sa quête de sens offre à s’essayer à l’oeuvre. Cette souriante mélancolie génère son projet minimaliste.

Figuration Abstraction

D’aucuns connaissent la première collection Vagues à l’âme, l’arbre Treeheart® venant proclamer la Nature, indissociable de toute abstraction, figurative. Même dans nos rêves, l’énergie des cinq éléments garde sa place vibratoire, pas d’abstrait qui tienne. L’arbre c’est l’homme à une autre fréquence, mêmes auspices. Unifier, unir, ne faire qu’un avec le monde, ou/et avec soi ?

Monochrome lumineux

Did Moreres est profond, à l’identique de la quête qui l’habite : effleurer l’humanité sans bariole, sans tout mélanger si ce ne sont les matières, au service d’une esthétique et d’un propos. Monochrome, un, sera sa signature. Loin de la mode, de la tendance, des copies ou autres faux-semblants, pas de mariage à la légère.

pop art noir

Volcanique

Did s’engage dans ce qui le fait vibrer au diapason du monde. Il cherche la couleur et la substance de ce qu’il a à dire. Il explore, tout en allant à la rencontre de cet artiste qui bout en lui. Je bous tu bous il bout nous bouillons vous bouillez ils bouillent, conjuguons ce présent vivant. Ironiser la noirceur, sans se prendre au sérieux.

De la non-couleur à la lumière

Grand bleu Yves Klein pigment oblige, grand blanc immaculé, rouille terre, jaune soleil, feuille d’or ou poudre de zinc, rouge amour laqué, vert bronze… Et le NOIR, tous les noirs, Pierre Soulages lui en dit long. Did Moreres est conquis par cet arc-en-ciel émotionnel qui vient colorer ses veines.

Admiration et perplexité

Au-delà du labyrinthe de l’intériorité, notre artiste contemple l’art des Maîtres avec admiration. Et il apprend. Et il regarde avec perplexité et embarras l’art commercial et ses marionnettistes.

Un Pop Art noir

Qui Mickey sous toutes ses coutures street-artées en séries, qui Barbie la belle et ses fantasmagories, qui le gorille tel notre ancêtre sous toutes ses facettes, loin de l’Ours blanc de François Pompon. De Superman au lapin crétin, les artistes s’emparent des poupées dans les traces des concepteurs qui les ont précédés. Artifice, artificiel… ? Disney art pour la galerie des enfants que nous sommes.

Culture populaire

L’art est-il enfantillage ? Inconscient collectif ? Le tout dernier Babar baptisé Babolex, façon Rolex pour luxifier, va lui aussi revêtir la robe noire des mains expertes de notre avocat-artiste. Né d’une douce fantaisie, ce babar moderne ne trompe pas l’oeil averti des followers, suiveurs du show, business.

Ressenti

Did Moreres remet les pieds et les mains dans le bois, échappées quotidiennes dans la forêt pour aller à la source. Pensées privées qu’il va draper et encadrer de noir pour exprimer son ressenti. Un doux noir mat poli, reflet de son idée.

Plaidoirie hashtag

Que veut-il défendre ? que veut-il s’autoriser ? Une alarme à coup de hashtag dont la couleur se joue d’un mot : #blingbling donne le ton, d’un vert ensoleillé qui appelle l’oeil à plat. A plate couture, Instagram et ses hashtag vont fêter 10 ans d’âge. Taguer le hash, coller un mot-clé au croisillon, et nous voilà virtuellement reliés aux communautés mondiales dont on partage l’intéressement.

Economie du marché

Grand cru ! L’intérêt ? Il n’est plus à prouver, énormissime ! plus personne ou presque n’y résiste. Le #procès Pop Art Noir de Did Moreres ne se veut pas juge mais avocat de la défense. Les jurés, que nous sommes tous, pourront débattre sur cette oeuvre qui provoque, interroge, questionne le commerce de cet art déco qui vaut de l’or, comme si c’en était ? L’or noir ?

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“Confessions d’un faussaire”

César a battu des records en compressant, Arman en cumulant, Manzoni en glorifiant sa ‘merda d’artista’…

“En vérité, il ne faut jamais essayer de démystifier les concepts. Gardons-les pour ce qu’ils sont : des supports d’imaginaire”
Eric Piedoie Le Tiec, déflorant à souhait la face cachée du marché de l’art.

Les confessions de cet homme, ‘empereur du faux’ à la vie fascinante, trépidante, effervescente, nous invitent à accueillir toute oeuvre en saisissant l’esprit du Maître. Les illusions d’optique font légion en société, aiguisons nos regards sur des valeurs sûres, la quête de la vie, l’amitié, l’amour. Rien de plus populaire.

Sources & Références:

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