Maurice Béjart Photos & Livre

vernissage le mercredi 22 novembre

Grandiose exposition Béjart

texte de Pauline Bréhat

Clocher Ste-Catherine à Honfleur

Vernissage à la Galerie ArTiane

Danse

Un mot pour une discipline composite. Un mot pour décrire un pléthore d’émotions, de ressentis. La danse naît de toutes les cultures, existe depuis des temps immémoriaux. Elle est mouvement, elle est vie. La danse se conjugue à toutes les traditions, à tous les ancrages culturels, à toutes les influences. Elle est fidèle ou innovante, évolutive car vivante. Si elle représente le langage du corps, elle se révèle aussi la messagère de l’émotionnel, rendu alors presque palpable.

La danse se perpétue.

Mais si elle confine à l’universalité, rendons-nous à l’évidence que d’aucuns ont été dotés à la fois d’un don d’incarnation, d’interprétation et d’un don de transmission exceptionnels. Maurice Béjart en est l’un des symboles. Si la danse, classique notamment, a souvent été considérée -à juste titre- comme élitiste, c’est grâce à l’ouvrage de personnalités investies, comme ce dernier, qu’elle a été rendue accessible.

Élaboration d’une œuvre

Maurice Béjart a emprunté au classicisme mais a dépoussiéré cet art majeur en ôtant fleurs, couronnes ou tutu qui, selon lui, «faussaient la signification profonde. Le ballet académique demeure d’une beauté et d’une jeunesse inaltérable, la base indispensable de toute recherche chorégraphique. » Le danseur a mis sa technique au service du chorégraphe qui sommeillait en lui. « Le plus important se situe au niveau de la pensée qui construit une oeuvre » ; cette pensée se concrétise sur scène. « Je me répétais sans arrêt : ça doit être simple et fort. Je prenais de la vie et je le jetais sur scène » expliquait le maître.

Une grandiose exposition

Pour M. Béjart, « la danse doit rester du mouvement mais doit aussi s’unir avec d’autres arts pour les englober et les assimiler. » François Paolini, photographe du Béjart Ballet Lausanne pendant 10 ans (cf. précédents articles), l’a parfaitement compris et a restitué de façon magistrale l’oeuvre du chorégraphe. Concepteur de l’exposition-hommage, il offre un véritable écrin à leurs productions respectives.

Le clocher Ste Catherine

Lorsque l’on pénètre dans le clocher Ste Catherine, le temps est suspendu, l’effervescence de la place et des rues adjacentes s’efface, une sorte de plénitude due à la quiétude du lieu vous envahit. L’accrochage des clichés sur de fines chaînes confère un aspect aérien en adéquation avec l’art en question. Saluons ici le travail de Agnès Maurugeon, directrice des Services Techniques de la ville et de ses équipes, qui, agrémentés des magnifiques arrangements floraux de Jean-Claude Herrault, ont su les mettre en valeur. 

Du profane au sacré

Les œuvres surprennent par leur propension à faire ressentir le mouvement. En observant chacune des images, l’on s’attend à voir les danseurs se mouvoir, exécuter une arabesque, une pirouette ou un fouetté et même, à entendre la musique du ballet représenté. L’on est touché. Comme hypnotisé, le regard des visiteurs est sans cesse attiré vers la structure du clocher en alternance avec les photographies de F. Paolini.

M.Béjart a travaillé sur les mythes anciens et contemporains, c’est pourquoi

« ici, tout fait sens. L’oeuvre de Béjart et le clocher sont en parfaite concordance, s’élevant du profane au sacré. Les images s’enrichissent de la configuration du lieu et inversement »

constate le photographiste qui espérait cette finalité. On est loin des classiques expositions alignant de façon banale les photographies. Il ne reste à souhaiter que les honfleurais et autres visiteurs de passage se montrent curieux…

Pauline Bréhat

Honfleur-infos.com – novembre 2017

Sous l’égide de la Fondation Maurice Béjart

En 1999, Béjart écrivait :
“Photographier la danse est chose impossible (…) puisqu’à l’instant même où le déclic se produit, la danse n’est plus la danse : ‘mouvement à travers l’espace et le temps’, mais instant privilégié où la caméra immobilise pour l’éternité le danseur devenu sculpture, théorème, idéogramme. L’intéressant dans la démarche de François PAOLINI, c’est la rencontre de deux arts : LA PHOTO ET LA DANSE ! Le mouvement, son vertige et sa mort éternisés ; alors la photo s’envole et devient autre chose que reportage, elle est code, formule magique : JEU DU JE !”

Du 20 Novembre AU 20 décembre au clocher Sainte Catherine

En écho à l’exposition choré-graphique des photos de François Paolini en hommage à Maurice Béjart, la Galerie Artiane a l’honneur d’accueillir le vernissage le mercredi 22 novembre à 18 heures.

Maurice Béjart – L’Ivre d’images

Fêter le génie artistique de ces grandes personnalités, Maurice Béjart, Danseuses et Danseurs, François Paolini, dans sa tentative réussie de saisir le mystère, approcher grâce à leurs oeuvres – chefs d’oeuvres – cette quête insatiable de beauté en son absolu, voici l’origine de ma complicité émotionnelle à cet évènement.

L’IVRE D’IMAGES / Choré-Graphismes by François Paolini

* En vente à la Galerie

Last updated: décembre 1, 2017 at 19:10

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En écho à l’exposition choré-graphique des photos de François Paolini en hommage à Maurice Béjart, la Galerie Artiane a l’honneur d’accueillir le vernissage
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En écho à l’exposition choré-graphique des photos de François Paolini en hommage à Maurice Béjart, la Galerie Artiane a l’honneur d’accueillir le vernissage à Honfleur
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